Hélia est née d'une histoire... Celle de Christine.
Christine a une trentaine d'années. Elle est maman de deux enfants. Elle est épanouie dans sa vie professionnelle et a un mari aimant.
Un jour, le diagnostic tombe : un cancer du sein.
Les allers-retours à l'hôpital s'enchaînent. La chimiothérapie, la fatigue, la perte des cheveux, les foulards, la perruque… Puis, Christine décède elle a 42 ans.
Du jour au lendemain, son mari se retrouve seul...
Seul face aux démarches administratives.
Seul face au financement des obsèques,
Seul face aux crédits.
Pourtant, il doit continuer : travailler, faire les courses, récupérer les enfants à l’école.
Puis… les tensions familiales apparaissent. Les tabous s'installent. Les difficultés financières s'accumulent et il essaye de tenir... Comme il peut.
Cette famille c’est la mienne. J’avais huit ans.
Des années plus tard, je suis devenue infirmière, puis manager. J'ai commencé à travailler dans une clinique psychiatrique. Puis j'ai évolué dans différentes structures tant dans le domaine du sanitaire que du médico-social. Ainsi, j'ai également exercé en pédopsychiatrie ambulatoire (Hôpital de jour et CMP), et en centre spécialisé pour les enfants de la naissance jusqu'à leur 6 ans (CAMSP). Et j'ai retrouvé les mêmes histoires : des familles démunies, des enfants en attente d'un accompagnement pendant plus d'un, des parents épuisés.
Le constat est toujours le même : le deuil n'est pas une priorité de notre système.
Alors, une idée m'est venue :
Une maison unique.
Une maison où les familles n'ont plus à frapper à quinze portes.
Une maison où adultes et enfants sont accompagnés simultanément.
Mon histoire m'a donné une raison d'agir.
Mon expérience professionnelle m'a convaincue qu'une autre réponse était nécessaire.
L'obtention de mon Master Management des Organisations de Santé, parcours Entrepreneuriat, Innovation et Transformation Digitale, m'a donné les moyens de transformer cette conviction en un projet concret.
La Maison du Deuil : Hélia, est née.